Les tarifs cités ci-dessous viennent d'un relevé que nous avons fait le 1er septembre 2026 sur six sites de voyance bien positionnés dans les résultats de recherche. Ce ne sont pas des prix universels : chaque service fixe les siens, et ils évoluent. Ils donnent un ordre de grandeur pour juger une offre au moment où vous la lisez. Le site sur lequel vous êtes n'affiche aucun prix maison : le service de consultation vers lequel mènent nos boutons fixe ses propres tarifs, à lire avant tout paiement.
La carte bancaire à la minute
Vous créez un compte, vous enregistrez une carte, et chaque minute passée en ligne est débitée. Sur les six sites relevés, le tarif constaté était de 1,20 € la minute. À ce prix, un appel de quinze minutes revient à 18 € et un appel de trente minutes à 36 €. Le calcul est simple ; encore faut-il le faire avant d'appeler, pas en lisant le relevé.
Ce modèle a un avantage : vous payez le temps réellement passé, ni plus ni moins. Son défaut est symétrique : rien ne vous arrête. Une conversation qui prend un tour émotionnel dépasse facilement la durée prévue, et la carte enregistrée continue d'être débitée. Si le service permet de fixer une durée maximale ou un montant plafond avant l'appel, utilisez cette option. S'il ne le permet pas, fixez la limite vous-même et gardez une montre sous les yeux.
Le forfait de durée fixe
Vous achetez un bloc de temps avant l'appel. Les forfaits relevés étaient de 18 € les 15 minutes et de 29 € les 25 minutes. Le second ramène la minute à environ 1,16 €, contre 1,20 € pour le premier. L'écart est faible, et il ne vaut que si vous avez réellement besoin de vingt-cinq minutes : dix minutes inutilisées coûtent plus cher que la petite économie réalisée sur le prix à la minute.
Le forfait borne la dépense, c'est sa principale qualité. Lisez tout de même ce qu'il advient du temps non utilisé (perdu, reporté sur un appel suivant, remboursé) et ce qui se passe quand le forfait s'épuise : l'appel est-il coupé, ou bascule-t-il sur une facturation à la minute ? La réponse doit figurer dans les conditions de vente avant que vous payiez, pas se découvrir ensuite.
Le numéro surtaxé, dit audiotel
Vous appelez un numéro à tarification majorée, sans carte bancaire ni inscription, et le prix s'ajoute à votre facture téléphonique, encaissé par votre opérateur pour le compte de l'éditeur du service. Le tarif relevé le 1er septembre 2026 était de 0,60 € la minute. Ce modèle est décrit ici pour que vous sachiez le reconnaître et en mesurer le coût : nous ne le proposons pas.
Selon l'Institut national de la consommation, ces numéros sont plafonnés à 0,80 € la minute et à 24 € par appel, et leur tarif doit être annoncé gratuitement pendant au moins dix secondes avant le début de la facturation. À 0,80 € la minute, le plafond par appel est atteint au bout de trente minutes. Ce plafond porte sur un appel, pas sur une journée : rien n'empêche techniquement d'en enchaîner plusieurs.
Le confort de l'audiotel, sans carte ni compte, fait aussi son risque. La dépense n'apparaît qu'à la réception de la facture, parfois des semaines après les appels, et elle peut toucher une ligne que d'autres membres du foyer utilisent et paient.
Bloquer gratuitement les numéros surtaxés
Votre opérateur doit vous proposer gratuitement le blocage des appels vers les numéros surtaxés (code de la consommation, article L. 224-54). C'est une protection simple si vous craignez de céder à un appel dans un moment difficile, ou si vous partagez une ligne avec quelqu'un qui pourrait le faire. La demande se fait auprès de votre opérateur ; elle ne vous empêche pas de consulter autrement, par carte ou par forfait, avec un prix connu d'avance.